Archive pour la catégorie ‘Miscellanées’

Après Altern.org, Multimania.com et les pages persos de SFR, désormais closes, mes Pages Ferroviaires sont désormais accessibles sur :

fdelaitre.com

Tout simplement ! (Et cette fois-ci, plus aucune publicité intempestive).

bannerEstablished 18.01.1998
and counting…

Hiver 1549 : Paris a froid. Les forêts d’Île de France, surexploitées, n’arrivent plus à chauffer les parisiens. A 250km au sud-est de la capitale, les vastes forêts de la Nièvre représentent  une immense source de bois de chauffage, sans débouchés jusqu’alors. On attribue à un négociant parisien, Jean Rouvet, l’idée d’utiliser l’Yonne et la Seine pour transporter économiquement le bois. Coupées dans les forêts du Morvan, jetées dans les nombreux ruisseaux qui mènent à l’Yonne, les bûches sont récupérées à Clamecy et servent à fabriquer d’immenses radeaux de 72m de long. Ces radeaux seront emmenés par le courant jusqu’aux ports parisiens de Bercy, Charenton, de la Rapée, Salpêtrière, du port Saint-Bernard ou de l’île Maquerelle près de l’actuel Quartier du Gros-Caillou. A la manoeuvre de ces radeaux : les Flotteurs de Clamecy, qui pendant 4 siècles, jusqu’au remplacement du chauffage au bois par le chauffage au charbon, accompliront le périlleux voyage sur l’Yonne (encore peu navigable, jadis appelée « l’enfant terrible du Morvan »)et la Seine jusqu’à Paris pour remonter à Clamecy à pied en 4 jours et prendre en charge un nouveau radeau ! Le dernier train de bois quittera Clamecy dans les années 1920.

 

Flottage 1845

Authentique descendant des Flotteurs de Clamecy, l’auteur de ce Blog ne pouvait manquer l’exposition organisée dans le cadre des Journées du Patrimoine 2014 au Port du Gros-Caillou (entre les ponts de l’Alma et des Invalides, sur la rive gauche) par un collectif d’associations clamecycoises dont Flotescale, qui s’est chargée de la reconstitution d’un train de bois (en fait un demi-train de bois de 36m, l’abri sur le dessus était le refuge rudimentaire du Flotteur) :

CsS-1

ainsi que de la Confrérie Saint-Nicolas de Clamecy, la Société Scientifique et Artistique de Clamecy, etc. soutenus par la Mairie de Clamecy, l’Office de Tourisme…

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Les différents stands permettent de tout savoir non seulement sur le flottage, ses techniques et ses outils, mais aussi sur Clamecy et sa région.

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La rouette couplière, lien végétal et élément essentiel de la fabrication du train de bois
(« La rouette couplière » est aussi le nom de la revue de la Confrérie Saint-Nicolas de Clamecy)
Les vis à tête Allen que l’on peut apercevoir sont une amélioration contemporaine 🙂

Si le demi-train de bois est arrivé pour l’occasion par voie routière depuis Clamecy, Flotescale envisage pour 2015 de faire flotter de Clamecy à Paris un train de bois complet de 72m avec différentes haltes le long du trajet.

Le site de l’association : http://www.flotescale.org/article-17–paris-2014.html

CsS-3Après 100 ans d’absence, les trains de bois des forêts de Clamecy
sont de retour à Paris !

Toutes les photos (c) 2014 par Frédéric Delaitre

…le restaurant La Rouvenaz à Montreux. La star de Nespresso fit un passage discret dans cette institution du bord de Lac le 21 août 2013, comme en témoigne cette photo dédicacée :

Clooney_photo

Pour les inconditionnel(le)s : George était assis à la deuxième table à droite en entrant :

Clooney_table

Retour sur l’année 2013 : année de toutes les commémorations ferroviaires…

150 ans

Le 10 janvier 1863, le premier métro du monde était inauguré. Le Metropolitan Railway voyait ses premières rames circuler entre Paddington et Farringdon Street. Traction vapeur, voie à trois files de rail (!), exploitation par les trains du Great Western Railway à l’écartement de 2,14m, le plus ancien de tous les métros du monde démarrait sous les auspices de la singularité.

Baker_StreetBaker Street, Circle, Hammersmith & City Line en août 2013, photo FD. Les puits de lumière dans les murs servaient à l’éclairage et à l’évacuation des fumées des locomotives.

Une histoire extraordinaire qui n’a malheureusement guère inspiré le London Transport. Service minimum pour les 150 ans : une seule circulation vapeur le 9 janvier, des plans du métro de Londres en Lego(tm) exposés dans quelques stations, une journée portes-ouvertes au LT Museum, nombreux mélanges et amalgames avec le « Tube » (son cadet de 27 ans), la direction de l’Underground n’a pas vraiment été à la hauteur de l’événement.

150anniversary

100 et 40 ans

Largement évoqué dans ce Blog, les 100 ans de la naissance à Joplin, Missouri, du modéliste américain John Allen coïncident avec le 40e anniversaire de sa mort à Monterey, Californie. 2013 restera célèbre chez les mânes du « Wizard of Monterey » pour le petit-déjeûner planétaire du 2 juillet 2013.

JohnAllenJohn W. Allen (1913-1973)

75 ans

Passé totalement inaperçu, sauf de quelques inconditionnels de la voie étroite US : la fermeture de la ligne à voie étroite du Southern Pacific (ex- Carson & Colorado) entre Mina, Nevada et Laws, Calfornie – ne laissant subsister que le tronçon terminal de 117km de Laws à Keeler qui sera fermé en 1960. Le 16 février 1938, tous les agents du Southern Pacific et leurs familles entassèrent leurs possessions terrestres dans des boxcars emmenés en triple-traction par delà la Montgomery Pass en direction de la Owens Valley.

lasttrain_Mina_Feb_1938Dernier train à voie de 3 pieds quittant Mina, NV. En tête,
la #18 actuellement en cours de restauration.

Après la fin de l’exploitation en voie étroite, la gare de Mina continua à voir passer les trains à voie normale du S-P vers Tonopah, avant la fermeture définitive de la Mina Branch en 1979.

Mina_2012Le site de la gare de Mina, Nevada, le 15 août 2012 (photo FD)

50 ans

Il y a 50 ans naissait la firme Egger-Bahn, pionnière du HOe. Disparue en 1967, cette production un temps reprise par Jouef, marquera toute une génération de modélistes ferroviaires en la faisant basculer pour toujours dans le monde de la voie étroite. Voie Libre consacrera une très riche rétrospective à la marque, en demandant à quelques collaborateurs réguliers comme Bernard Junk, Alain Duchesne, Jacques Royan, « Nono » Nicot (et moins réguliers comme l’auteur de ce Blog 🙂 ) quel rôle joua Egger-Bahn dans leur vie de modéliste. Sans surprise, tous rapportent que « E-B » fut à l’origine de leur passion pour la voie sub-normale, et toujours sans surprise, tous se retrouvèrent au GEMM dès 1986.

VL_75

30 ans

Autre anniversaire bien oublié, celui de la dernière circulation régulière d’une rame Sprague sur le réseau de la RATP : le samedi 16 avril 1983 sur la ligne 9 Pont-de-Sèvres – Mairie de Montreuil. Salut l’artiste !

Sprague

Gais et contents, nous marchions triomphants,
En allant à Longchamp, le cœur à l’aise,
Sans hésiter, car nous allions fêter,
Voir et complimenter l’armée française
– « En revenant de la Revue »(Delormel / Garnier, 1886)

Les coulisses du défilé du 14 juillet 2013 avenue de la Grande-Armée à Paris. Un sergent-chef avait un mal de chien à tenter d’organiser la circulation du matériel lourd au niveau de la place Yvon et Claire Morandat (héros de la Libération de Paris qui prirent possession de l’Hôtel Matignon le 25 août 1944). La chose étant compliquée considérablement par le rayon de braquage médiocre des engins et la présence de nombreux badauds et touristes venus « voir et complimenter »…
[slidepress gallery=’14_juillet_2013′]

Un problème inconnu de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, rôdés embouteillages de la capitale et grands connaisseurs de la foule parisienne…
[flv]http://www.fdelaitre.org/video/14_juillet_2013_BSPP.f4v[/flv]
Honneur à eux.

Dans la décennie 1970, j’appréciais particulièrement la courte période entre la fin de l’école et mon départ en vacances chez mes grands-parents à Clamecy début juillet. C’était le moment où, débarrassé provisoirement de mes obligations scolaires, je pouvais enfin me consacrer pleinement au modélisme ferroviaire : train Légo pour commencer, puis un grand réseau Fleischmann en HO et pour finir un réseau étagère en HOe ayant pour thème « Les chemins de fer du Morvan ».

En fond sonore de mes travaux modélistiques, les émissions estivales de RTL, entrecoupées des sifflements stridents (et désagréables) du RTL Matic : un partenariat de RTL avec ITT Oceanic qui permettait d’allumer automatiquement le poste de radio au moment des informations ou des flashs spéciaux, précurseur des Info Trafic via RDS de nos autos-radios, (et fort heureusement rapidement abandonné par la station de la rue Bayard).

Mais il y avait surtout le bulletin de la « Météo des plages » et son gingle :

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=XMGQ07XINRw[/youtube]

Suivait la longue litanie des plages de Dunkerque à Hendaye et de Cerbère à Menton. Dieppe, Saint-Quay Portrieux, Les Sables d’Olonne, la Tranche sur Mer, Royan, La Grande Motte, « drapeau vert, température dans l’eau 22°C, température sur la plage 28°C, le ciel est bleu et le vent est faible, force 2 ».

Miracle d’Internet : non seulement ce gingle avait été enregistré à l’époque par des amateurs (les archives sonores de RTL, que l’on a connu plus efficaces, affirment avoir perdu l’enregistrement), mais d’autres ont identifié la musique originale :  Soul Saga / Song of the Buffalo Soldier extrait de l’album Body Heat de Quincy Jones (1974).

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=NCLydNcjhbQ[/youtube]

Ce gingle de la Météo des plages était et reste pour moi l’annonce, non pas du départ vers les plages de l’Atlantique, mais d’un départ au petit matin en Gare de Lyon, côté voies 3 à 19  (avant de s’appeler TER et être relégués à Paris-Bercy, les Express du Morvan étaient bannis des prestigieuses voies A à M, réservées au Train-Bleu, Cisalpin, Mistral et autres Simplon-Orient-Express), dans les rustiques voitures Bruhat dont l’intérieur était nettoyé à la lance d’arrosage (véridique !) mais cependant directes pour Avallon-Autun et Clamecy-Corbigny via Laroche-Migennes, Auxerre et Cravant-Bazarnes.

Radio days…

Ils disaient que les MOOC (prononcer « mouque ») allaient révolutionner le monde de l’enseignement, que le savoir des plus grandes universités mondiales serait à la disposition de tous, gratuitement, sans distinction de race, nationalité, de condition sociale, de lieu de résidence, etc. Les MOOC allaient être la solution à tous les problèmes de la planète, (et, soyons fous, peut-être des candidats enfin sérieux pour le  Prix Nobel de la Paix ?). MOOC était décidément le buzz word de l’année 2012, et même plus…

MOOC_Hysteria

Qu’en est-il vraiment ? Pour le savoir, j’ai fait l’expérience d’un MOOC ( Massive Only Open Courses, ou cours en ligne ouvert et massif) : l’Introduction to Databases proposé par l’Université de Stanford en Californie, sous la direction du Professeur Jennifer Widom, Chair du Computer Science Department. Un essai couronné de succès, puisqu’après deux mois d’efforts, je me vois attribuer un Certificat d’accomplissement – avec distinction , s’il vous plaît ! 🙂

Statement of Distinction

Une aventure passionnante, mais éprouvante, qui  commença par une sombre soirée d’automne 2012 dans la pizzeria qui me sert de quartier général à Zürich (Tre Cucine), attendant une pizza carbonara en lisant le n°1855 de Courrier International qui titrait en première page :

Courrier-International-1148

Havard pour tous + Révolution, tout cela semblait être un concept-produit à la Séguéla. Trop beau pour être vrai. D’autant que le MIT (Massachussetts Institute of Technology) avait mis en ligne ses cours il y a dix ans déjà dans le cadre du projet OpenCourseWare ; et le résultat avait été – de mon point de vue – décevant : cours incomplets, présentations Powerpoint peu explicites, absence d’exercices interactifs, etc.

A mon retour à Paris, c’est donc avec une certaine circonspection que je me suis inscrit via Coursera au cours du Professeur Widom. Mon choix s’est porté sur « Introduction to Databases »  pour 3 raisons :

  1. ce MOOC était organisé par Stanford, une Université que nous avions eu l’occasion de visiter à deux reprises en 2009 et 2012,;
  2. bien qu’ayant été ingénieur logiciel au tout début de ma carrière, je n’avais eu guère pratiqué les bases de données, et comme le souligne justement le Professeur Widom dans sa leçon inaugurale : nous utilisons (au moins) toutes les heures une base de données;
  3. Stanford avait été fondé par le créateur du Central Pacific : Leland Stanford, ferroviphilie aigüe oblige, je me devais de lui donner une préférence :-).

Stanford a développé sa propre application MOOC : Class2Go. L’inscription via Coursera redirige vers cette plateforme. Les étudiants enregistrés ont accès au planning hebdomadaire :

Aux vidéos du cours enregistrées par le professeur Widom :

MOOC_Video

Le cours lui-même s’étend sur 10 semaines. Chaque semaine sont proposé des vidéos, des quizz, des exercices comptant dans la note finale et des exercices facultatifs, non notés. Chaque étudiant peut progresser à son rythme, mais les devoirs sont à faire à l’heure dite (le Professeur Widom étant réputée très stricte sur les dates de remise, que ce soit In-real-life qu’On-Line). Les quizz et les examens consistent en des questionnaires à choix multiples classiques :

Quizz

Les exercices sont proposés de manière interactive, particulièrement intéressante. Les étudiants sont invités à écrire le code correspondant à la requête (SQL, XML, JSON, etc.), qui est ensuite appliquée à la base de données proposée dans l’exercice, et comparée au résultat attendu :

Exercice

La plateforme  incorpore aussi un forum de discussion réservé aux étudiants du cours : espace d’entraide, de discussions, de conseils. Et petite vanité de voir dans le profil du Forum son nom associé à une prestigieuse Université 🙂
Forum

Sous votre nom, vous êtes invité à indiquer une phrase « qui vous décrit le mieux ». Mon « Let every step be an advance » est une référence ferroviaire américaine. (Intrigué ? Réponse sur ce blog dans quelque temps…)

Un premier bilan – au bout de 10 semaines, le taux d’attrition est absolument énorme :

MOOC_Stats

Sur les 64127 inscrits, seulement 7,6% des étudiants recevront le Statement of Accomplishment (et 3% avec la mention With Distinction). Un tiers aura fait au moins un des exercices proposés. MOOC = massif, certes, mais surtout à l’inscription. La comparaison vaut ce qu’elle vaut, mais l’ordre de grandeur est similaire à celui entre le nombre de postulants à Stanford (36 662 en 2012 pour 2422 admis) et le nombre de diplômés : 1767, soit 4,8% du total des postulants.

Bien évidemment, une motivation en béton-armé est nécessaire pour suivre avec succès un MOOC. Tous ceux qui ont suivi des cours du soir le savent bien : difficile de combiner vie professionnelle, vie familiale et éventuellement associative avec un enseignement de niveau universitaire. Comme il est dur de s’attaquer aux subtilités de la forme normale de Boyce -Codd quand l’intégrale en DVD de « The West Wing » vous attend dans votre salon ! Enfin, l’intitulé du cours « Introduction to Databases » peut s’avérer trompeur. Introduction, certes, mais de solides bases en informatique sont quand même nécessaires. Avoir été lycéen dans les années 1970 en France, du temps des fameuses « mathématiques modernes » (souvenez-vous des Diagrammes de Venn 🙂 ), s’est révélé être aussi une aide précieuse pour la partie « Algèbre relationnelle ».

Quel avenir pour les MOOC ? Un an et demi après leur lancement, les MOOC sont à la croisée des chemins. Du côté des pionniers, les héros sont fatigués. Le professeur Widom avoue elle-même qu’elle n’a plus l’enthousiasme des débuts pour animer les sessions de son cours On-line. Un signe : les participants à la première édition de « Introduction to Databases » eurent droit à des vidéos additionnelles, intitulées « Discussions au coin du feu » avec Jennifer Widom, destinées à clarifier certains points du cours et – surtout – remotiver les troupes. Les étudiants de ma « promotion » n’eurent droit qu’à quelques « Office hours » avec le Teaching Assistant Garrett Schlesinger au moment des Mid-Terms et Final exams – fort utiles au demeurant (Thanks Garrett !).

Autre problème posé par les MOOC : à distance, il n’y a aucun moyen de savoir si l’étudiant inscrit au cours est bien celui qui a fait les exercices et passé les examens. Conséquence : il est bien précisé sur le Statement of Accomplishment remis aux étudiants qui ont obtenu les notes requises que ce document n’est pas un diplôme officiel de l’Université. Une solution pourrait être de convoquer les participants dans des Centres d’examen pour des épreuves surveillées, donnant droit à UV, comme cela a été mis en place par l’Université de Munich. Mais pas simple quand les étudiants proviennent de 110 pays…

Enfin, le modèle économique reste à définir. Si Stanford, Harvard et le MIT ont les moyens financiers de lancer et de maintenir des MOOC, il est peu probable que ces précurseurs vont tuer la poule aux oeufs d’or. A quoi bon payer 60 000 USD par an à Stanford si il est possible d’obtenir un diplôme de cette prestigieuse université depuis chez soi pour le prix d’une connexion Internet ?

Quel que soit le devenir des MOOCs, c’est une expérience passionnante à vivre pour tout amateur de travail intellectuel. A l’issue du cours sur les bases de données, je me suis inscrit dans la foulée au cours du Professeur Scott Klemmer « Human-Computer Interaction« , toujours à Stanford, consacré à la conception et à l’ergonomie des interfaces homme-machine :

HCI

Avec un peu de chance, mon site Web devrait s’améliorer un peu dans les mois à venir. Merci aux MOOC ! 🙂

 

 

 

Quand le Général Hiver décide d’attaquer Paris, le chaos est au rendez-vous. Et lorsque la RATP annonce dès le matin qu’elle laisse ses bus au dépôt, tout le monde sait déjà que la journée va être longue, très longue…

RATP_20.01.2013Mais qu’importe. Nous sommes dimanche, et la neige à Paris est toujours un spectacle éphémère et grandiose. Quelques vues prises à midi sur la plus belle avenue du monde, l’avenue du Bois de Boulogne, bien sûr 😉 (de nos jours, Avenue Foch) et aux alentours :

Foch_3

Foch_2

Foch_4

Foch_5

Foch_1

Métro Porte Dauphine, édicule Guimard, le 20 janvier 2013

 

…il y a 15 ans déjà
(avec mes excuses à Mort Shuman)

La sortie des nouveautés BEMO m’a fait presque oublier un autre événement important à fêter le 18 janvier : les 15 ans de mes pages ferroviaires sur Internet.

Quinze ans, une éternité à l’échelle du Web. En ces temps reculés on se connectait via Modem à 56kb/s, faisant la fortune de notre opérateur national (l’ADSL n’allait être déployé – timidement – qu’à partir de 1999). Les navigateurs d’alors s’appelaient NCSA Mosaïc, Netscape (souvenez-vous de sa pluie d’étoiles) :

Netscape

qui ont rejoint depuis le Musée de l’Informatique de Mountain View :

CHM_15

Côté moteurs de recherche, hors Altavista, point de salut !

Altavista

Mais déjà un obscur site conçu par deux étudiants de Stanford  avec un logo fait à l’arrache sous GIMP allait voir le jour à la fin de l’année 1998 , site qui allait envoyer Altavista rejoindre Mosaïc, Netscape et Gopher dans les oubliettes du Net :

Google_1998

En 1998 : le Web était encore inaccessible à l’immense majorité de la planète, les plus chanceux n’ayant qu’un accès via E-mail. Cette limitation avait excité l’imagination de certains (Bob Rankin, que votre nom soit mille fois béni !) qui proposèrent un « Web par E-mail ». Principe: on envoyait l’URL de la page par mail à un serveur, et celui-ci vous renvoyait toujours par mail la page HTML demandée. Pour les images, c’était un peu plus compliqué, il fallait décoder au préalable les images via uudecode et recréer l’arborescence sur son disque dur. L’époque des pionniers… on y croyait (et on a eu raison 🙂 ). Est-il besoin de préciser que le streaming video relevait de la science-fiction ?

Internet-by-E-Mail

Je n’ai malheureusement pas conservé la première version de mon site, indisponible sur l’indispensable Wayback Machine de Archive.org. La version la plus ancienne en ma possession remonte à l’an 2000 :

Site_Web_1e_Version

Bon, il n’était pas très beau, entièrement codé à la main sous Notepad, mais suffisamment anglé sur des sujets introuvables ailleurs à l’époque (le Beach Subway de New-York, le Métro à marchandises de Chicago, le chemin de fer atmosphérique du Crystal Palace de Londres) pour attirer quelques visiteurs, dont certains sont devenus des amis depuis.

Altern

Hébergé gratuitement sur Altern.org, le serveur de Valentin Lacambre, il allait se trouver brutalement fermé avec quelques milliers d’autres, victime collatérale de l' »Affaire Altern » déclenchée par une gourde dont le nom est indigne de figurer ici. Devenu « site SHF » (sans hébergeur fixe), il migra vers Multimania (ex-Mygale)  pour quelques années.

Première tentative d’amélioration en 2000 pour les 100 ans du chemin de fer Métropolitain de ma ville natale :

Site_2000

et première fierté : le site officiel « 100ans le métro » de la RATP et « Libération » placent un lien vers le site ! Il faut dire qu’en cette époque innocente, pré-Facebook/Twitter, le fait de posséder son propre site Web vous posait, et un lien depuis un site Web institutionnel était la consécration suprême ! 🙂

La photo de la « libellule » de la station Porte Dauphine est un panoramique assemblé à partir d’une demi-douzaine de photos prises avec un Sony Mavica, un des premiers numériques qui sortait des photos en 800×600 et les stockait sur des disquettes 3,5″ (!!!). Le Mavica a été de service pour couvrir les premiers Expométrqiues du 21e siècle. Qualité médiocre, mais cela fait des souvenirs…

Sony_Mavica

Multimania étant devenu un bibendum publicitaire ingérable, le site migre une troisième fois sur l’espace pages-perso de mon FAI. Pas très satisfaisant (désolé pour les pubs), mais je songe enfin à le faire migrer vers un hébergement payant comme celui utilisé par ce Blog (une migration qui a commencé pour certaines pages spin-off comme celles consacrées à Champigny-en-Beauce ou le hosting vidéo).

Site_Actuel

Mes Pages Ferroviaires sont toujours réalisées  intégralement sous Notepad. Seule modernisation : l’utilisation des CSS (il était temps !) et l’achat d’un  nom de domaine en « .com ». Certes, il ne possède pas les derniers raffinements de la technique, il n’est toujours pas très beau, mais c’est comme les vieilles peluches de son enfance, on a du mal à s’en débarrasser ! Son seul mérite est peut-être qu’il contient encore quelques informations que l’on ne retrouve plus sur d’autres sites Web, disparus depuis. Comme disait Metternich : « l’essentiel, c’est de durer » 🙂

notepad

Je profite de cet anniversaire pour saluer une fois encore les premiers visiteurs et pionniers qui ont soutenu mon site ferroviaire dès 1998 : Dan Weissmann, Phil O’Keefe, Gilbert Gribi, Emmanuel Drouard, Johnathan Littell, Andy Gaskell de Liverpool (Andy, where are you now in the Cyberspace?), le Dr. Walter Griggs de la Virginia Commonwealth University ainsi que tous les visiteurs passés, présents et à venir.

A tous, rendez-vous dans quinze ans, et comme le dit Mme. Geneviève du Souvenir Français « si Dieu le veut ! ».

Rick Castle, le héros de la série TV policière éponyme, serait-il un métrophile, disciple de Jean Robert et de Jean Tricoire ? Dans l’appartement du célèbre romancier à succès New-Yorkais, on peut noter la présence de cette photo de la station Cité ligne 4 du métro parisien – avec une rame MP59 en direction de Porte de Clignancourt. Une vue qui va bientôt appartenir à l’histoire avec le remplacement du MP59 par le MP89 en provenance de la ligne 1.

Rick Castle (Nathan Fillion) à Cité, 4
« Secret’s Safe with Me », Saison 5 épisode 3 @42’30 »

Détail de la photo. La station Cité qui dessert à la fois le Palais de Justice, la Préfecture de Police de Paris et la Brigade Criminelle du 36 quai des Orfèvres constitue probablement une source d’inspiration pour Richard Castle.

Le caisson principal de la station Cité en construction (circa 1906)