Archive pour la catégorie ‘Miscellanées’

A la manière de L.A. Confidential

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(le film de Curtis Hanson, 1997)

Saviez vous que…

- les traditionnels sosies opèrent toujours devant le Kodak Theater, mais sont-ce vraiment des sosies ?

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- sur le trottoir en face du Sid Graumann’s Chinese Theater, le gouverneur de l’Etat de Californie a laissé sa signature :

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- que le magasin d’où Julia Roberts se fait virer dans Pretty Woman :

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existe réellement, il s’agit de « Boulmiche » (sic), à l’angle de Rodeo Drive et de Santa Monica Boulevard,

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et que derrière ce portail discret au 420 Carolwood Drive,

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un modéliste ferroviaire du nom de Walt Disney avait construit dans le jardin un réseau à l’échelle 1/8e :

Bien évidemment, tout cela Off-the-record, on the QT et very very Hush-Hush ;-)

Photos (c) 2009 par Frederic Delaitre et DR.

Les trois clochers qui dominent l’entrée du Beverly Hills Hotel figurent comme on le sait sur la couverture à l’album de Eagles Hotel California :

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SteelyKnifes

Alors, un peu de musique et en avant pour une (petite) visite guidée de l’hôtel California du Beverly Hills Hotel, such a lovely place !

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Welcome to the Beverly Hills Hotel :

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L’entrée de la Cristal Ball Room et son lustre gigantesque, plutôt kitsch :

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Le Polo Lounge, le fameux restaurant où tout Hollywood se réunit pour discuter scénarios, contrats, prochains films et met au point les séries TV qui nous captiveront lors de leur diffusion dans cinq ans en France :

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Le tout dans un décor de bougainvillées dignes des hauts de Villefranche-sur-Mer :

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Le fameux soufflé au chocolat du Polo Lounge (à commander en début de repas, il est long à gonfler) :

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A la sortie du Polo Lounge, des sentiers ombragés…

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nous mènent vers les 21 bungalows cachés dans la verdure, qui abritèrent, entre autres, les amours de Marylin Monroe et d’Yves Montand :

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(certains ont même hébergé des couples légitimes !).

La fameuse piscine :

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Wikipedia fournit une longue liste d’hôtes de marque ayant résidé au Beverly Hills, on peut ajouter à cette liste Rod Stewart, le célèbre modéliste ferroviaire anglais :-) , croisé au bar et le footballeur David Beckham, vu en famille à la Cabana, le bar de la piscine. Nous sommes rassurés, le Beverly Hills Hotels sera encore aujourd’hui fidèle à sa légende.

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Photos (c) 2009 par Frédéric & Alexandre Delaitre

On reprend la route, toujours plus au Sud « on the road » :

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Arrêt à Guadalupe, paisible station desservie par l’Amtrak qui a rénové la gare en 1998. Il est 12.00 et pas beaucoup de trafic en vue :

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Côté engins moteurs, on ne trouve que deux machines de l’Union Pacific (les EMD GP38-2 #579 – ex-Southern Pacific #4816 – et la #1033) affectées aux dessertes locales vers Lompoc et qui s’ennuient ferme sous le soleil écrasant d’août :

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Sur la place de la gare, un caboose de l’ancien Santa-Maria Valley RR, un embranchement de 23km venant se raccorder sur la ligne du Southen Pacific à Guadalupe, joue les pots de fleurs :

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Le Santa-Maria Valley RR est toujours en exploitation. Une association de ferroviphiles très active en assure la promotion : « The Friends of the SMVRR« .

Toujours par la Highway 1, nous contournons la célèbre base USAF de Vandenberg et nous nous retrouvons sur El Camino Real, dans un lieu bien connu des amateurs de trainspotting. Evidemment, pas un train en vue :

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Jusqu’au moment où nous remontons dans la voiture et que nous croisons une UM de SD70 de l’Union Pacific… Grrr !

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Courte halte à Santa Barbara, pas le temps de chercher les lieux de tournage du célèbre feuilleton, juste un petit tour à la Marina (l’ambiance rappelle Beaulieu-sur-Mer sur la Côte D’Azur) :

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Un petit bateau à vapeur sympathique datant de 1929 qui pourrait faire un modèle intéressant pour un diorama ferroviaire-portuaire :

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Après une nouvelle étape dans une autre ville balnéaire et télévisuelle : Malibu (sans grand intérêt malheureusement), la journée est bien avancée quand nous arrêtons la voiture au pied des célèbres coupoles du Beverly Hill Hotel à Beverly Hills 90210, CA.

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Pour quelques jours, nous allons quitter la légende du Rail pour entrer dans celle d’Hollywood :-)

« On a dark desert highway, cool wind in my hair
Warm smell of colitas, rising up through the air
Up ahead in the distance, I saw a shimmering light
My head grew heavy and my sight grew dim
I had to stop for the night
[...]
And I was thinking to myself,
this could be heaven or this could be hell »
- Eagles, Hotel California

« All the way to L.A. » s’exclamaient les passagers du célèbre bus de Ken Kesey et des Merry Pranksters, dépeints par Tom Wolfe dans The Electric Kool-Aid Acid Test. Nous aussi nous nous lançons plein sud en empruntant, entre montagne et mer, la célèbre California Highway One.

Premier arrêt à la Mission espagnole de Carmel, la plus ancienne de Californie :

MissionEspagnoleACarmel

Arrêt photo au Bixby Bridge, non loin de Big Sur :

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Mensurations : longueur 218m, hauteur 85m, portée de l’arche centrale : 98m, construction 1932. Les aficionados des films de Clint Eastwood auront bien évidemment reconnu ce pont qui figure au générique de son premier film en tant que réalisateur : Play Misty for Me (« Un frisson dans la nuit », 1971).

Contrairement à l’image d’une côte Californienne composée exclusivement de plages de sable et de sauveteuses façon Baywatch, le littoral entre San Francisco et Pismo est composé presque exclusivement de falaises tombant à pic dans l’océan où se faufile péniblement la Highway One.

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Peu de mouillages sûrs dans cette zone pour les bateaux, ce qui explique l’essort de San Francisco et de sa baie abritée comme port de commerce. On comprend mieux également l’importance de la création de petites lignes de chemin de fer à voie étroite, comme le Pacific Coast Railway, qui partait d’un des rares embarcadères de la région à Port Harford pour désenclaver San Luis Obispo et l’arrière pays (voie de 3 pieds, en service de 1873 à 1941) :

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A lire l’ouvrage de référence sur cette ligne par Kenneth E. Westcott and Curtiss H. Johnson :

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Arrivée à Pismo Beach, une étape commode à mi-chemin environ entre Monterey et Beverly-Hills. Vu la première plage (immense) de notre périple, celle d’Oceano Dunes, qui a le privilège (douteux) d’être la seule plage de la région accessible directement en 4×4 :

OceanoBeach

On commence à  trouver des watering holes pour les surfers, dont le Fins Restaurant et son requin-surfer-cool qui prend la pose devant son station-wagon Ford Woodie modèle 1948 :-)

FinRestaurant

Pour les ferroviphiles, un déjeûner au Rock n’ Roll Diner, situé 1300 Railroad Street (évidemment !) à Oceano, CA, s’impose :

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Nous remontons pour la nuit au Shore Cliff Lodge, célèbre pour son gazebo à mariages, ses pélicans : 

Pelican

et son panorama façon « Jonathan Livingstone le goéland »

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« You have the freedom to be yourself, your true self, here and now
- and nothing can stand in your way! »

Jonathan in Jonathan Livingstone Seagull, Hall Bartlett, 1973.

Photos (c) 2009 by F. Delaitre and Collection FD.

 

Etape à Monterey. Côté ferroviaire : plus aucun vestige de l’éphémère ligne à voie étroite de Monterey à Salinas (1874-1880), reprise partiellement par le Southern Pacific. Peu de choses non plus du côté de Cannery Row, le célèbre quartier des conserveries de poisson immortalisé par John Steinbeck dans le roman éponyme, lieu de mise en boîte des fameuses sardines de Portola :

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Seuls restent les bâtiments transformés en hôtels ou boutiques. L’ensemble peut être une source d’inspiration pour un modéliste ferroviaire désirant reproduire une ambiance portuaire « côte Ouest » :

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A côté de ces anciens bâtiments industriels, on trouve aussi à Cannery Row des constructions de taille plus modeste qui auraient leur place sur des réseaux de style US de dimensions réduites :

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D’une manière totalement non-sequitur, et toujours du côté de Cannery Row, on peut recommander la visite du Monterey Bay Aquarium, très familial, qui vous réconcilie (presque) avec les méduses et les requins :

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Sans oublier de faire le circuit du 17 Miles Drive autour de la péninsule de Monterey, l’occasion de voir des arbres étrangement déformés par les bourrasques de l’Océan Pacifique (non, ce n’est pas DxO qui a m…é :-) ) :

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Photos (c) 2009 by F. Delaitre and Collection FD.

Début d’un petit voyage d’études sur la trace de quelques vestiges de la grande époque du rail Californien, en voie normale comme en voie étroite.

Ce périple débute d’ailleurs sous le signe du vintage, avec l’un des derniers Boeing 747-400 « COI » (Caraïbes-Océan Indien) encore en service à Air France qui assure le vol AF084 Paris-San Francisco (en été seulement, en hiver c’est un Airbus A340 qui assure la liaison) :

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11 heures de vol plus tard, atterrissage en douceur sur la piste 28R (longueur 11870 pieds, bien connue des utlisateurs du simulateur de vol Flightgear), avec les applaudissements des passagers en prime :

http://www.fdelaitre.org/video/KSFO_28R.flv

Immédiatement, nous partons dans les rues de San Francisco. Première vision des cable-cars sur Mason Street :

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Première surprise : dans un pays où les Liabilities sont une source inépuisable de procès aux entreprises de transport, il est surprenant de constater que les voyageurs sont autorisés à voyager sur les marchepieds. Le cable-car n°22 semble être coutumier des surcharges, notez les courbures harmonieuses de la caisse au niveau du toit

Un peu plus loin sur Columbus Avenue :

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Pas de doute : malgré le décalage horaire qui nous fait vivre une journée de 33 heures (et qui nous fait ressembler à des figurants d’un film de Romero), nous ne rêvons pas : nous sommes bien à San Francisco. Histoire de se requinquer un peu, nous poussons jusqu’à Calzone sur le « Corso Cristoforo Colombo » pour goûter aux fameuses pizzas éponymes… qui ne ressemblent pas tout à fait à celles de « La Rouvenaz » à Montreux mais qui sont très bonnes :

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Premier essai de la caméra vidéo Flip avant les USA. Le défilé aérien du 14 juillet 2009 vu depuis la Porte Maillot (en face de l’immeuble rénové désormais occupé par Loxam) :

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Comme lors de la « Rêve Party » de 2007,  une cuvée spéciale « Expométrique 2009″ de Chinon était proposée aux visiteurs  sur le stand commun TVT/GEMME à Richelieu :

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Sur les terres de François Rabelais, il était impensable de ne pas rapporter de fromage pour aller avec ce vin de Chinon. D’autant que Sainte-Maure-de-Touraine, capitale mondiale de la buchette de chèvre, n’est qu’à une vingtaine de kilomètres de Richelieu. Après avoir interrogé en vain plusieurs GEMMistes pour savoir s’ils connaissaient une bonne adresse de fromagers dans le coin, je décide de partir à l’aventure en direction de Sainte-Maure.

Par le plus grand des hasards : Expométrique 2009 avait lieu en même temps que la Fête du Fromage à Sainte Maure, une manifestation importante qui occupe tout le centre-ville :

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Je trouvais rapidement mon bonheur parmi les exposants auprès de la maison Roy (publicité non payée, j’espère que ce producteur m’enverra une caisse de ses meilleurs produits :-) )

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Vin, Sainte-Maure, du bon pain, quoi de mieux pour finir agréablement une grande journée de modélisme ferroviaire ?

Voir aussi mon reportage sur Expométrique 2009.

Un soupçon de voie étroite dans le dernier James Bond : Quantum of Solace, tourné au fin fond du Chili, en plein désert d’Atacama, dans la petite gare de Baquedano  sur la ligne à voie métrique du  FCAB (Ferrocarril Antofagasta Bolivia).

Pendant que le chef de gare vaque à ses occupations…

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…James Bond (Daniel Craig) fait une dépose-minute pour Camille (Olga Kurylenko) au « parking de la gare » entre les voies du FCAB et le cimetière local :

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La malheureuse Camille, qui en a pas mal bavé dans le film, n’est pas au bout de ses peines. Tout comme les figurants en costume local qui attendent à l’ombre, elle ne sait pas que le FCAB a supprimé les trains de voyageurs sur la ligne depuis plusieurs décennies. :-)

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Le BV (bâtiment voyageurs) de la gare de Baquedano peut sembler imposant pour la desserte d’un village de 500 âmes perdu dans un des déserts les plus arides du monde, mais il faut rappeler qu’ici se trouve la jonction entre la ligne FCAB Antofagasta-Uyuni et la ligne du Ferronorte (ex. Ferrocarril del Norte). Baquedano a d’ailleurs conservé la rotonde à machines du FC del Norte, transformée en musée (ambiance « vintage » assurée, rien à voir avec la Cité du Train à Mulhouse).

Après avoir vu passer des millions de tonnes de nitrate jusque dans les années 1930, le trafic marchandises en transit à Baquedano est constitué de nos jours essentiellement par du minerai de cuivre, des citernes d’acide sulfurique et du fret à destination de la Bolivie, tracté par des diésels d’origine américaine.

Le FCAB-Le Ferrocarril Antofagasta-Bolivia vient de fêter ses 120 ans (1888-2008), mais son origine remonte à 1873 lorsque fut fondée l’ »Antofagasta Nitrate Railway Cy. » qui avait pour objectif d’acheminer les nitrates depuis l’arrière-pays jusqu’à l’océan Pacifique. Initialement à voie de 30 pouces (762mm) et hippotracté, ou plutôt mulo-tracté, le développement de ce  réseau fut arrêté par la guerre Chili-Bolivie-Pérou de 1879. Les travaux reprirent en 1888 grâce à des capitaux anglais. De 1913 à 1928, la ligne fut convertie en voie métrique.

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Le FCAB est interconnecté avec Ferronor (Chili), Ferrocarril Belgrano (Argentine) et Ferrocarril Andino de Bolivia (Bolivie), formant un réseau de 950km de lignes à voie métrique (pour la partie chilienne). Un des problèmes posés par la ligne était l’absence d’eau pour les locomotives à vapeur dans les contrées traversées. La compagnie construisit des captages depuis les hauteurs andines jusqu’aux gares de la ligne, fournissant également l’alimentation en eau du port d’Antofagasta (un service toujours assuré de nos jours par une filiale des FCAB).

Côté traction : la diésélisation de la ligne a commencé en 1958, mais la traction vapeur a subsisté jusqu’aux années 1980. La ligne vit passer des machines à vapeur parmi les plus puissantes qui aient existé en voie étroite  : 130+031T Kitson-Meyer (à l’époque de la voie de 762mm),  241+142 Beyer-Garratt et 241 Vulcan. Mention spéciale pour cette série de vingt machines 142T construites en 1927 par North British Locomotive Co. à Glasgow qui étaient à la tête des convois passant à Baquedano de 1928 à 1962 :

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La n°34 a été préservée, restaurée et remise en chauffe en 2004 par les ateliers du FCAB à Antofagasta :

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Photo FCAB

Au bord du lac : les dernières heures de l’Hôtel des Bains contruit en 1889 :

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Les forces de l’Empire ont gagné : le vieux Montreux sera détruit. Fin d’un patient travail de sape commencé dans les années 1960 avec la monstrueuse tour,  la destruction du casino, des hôtels de la Rouvenaz, etc. afin de transformer cette paisible cité en « Monte-Carlo de la Riviera Vaudoise ».

Ici comme ailleurs : béton, affairisme et spéculation immobilière ont triomphé. Plus rien à espérer de cette ville.

D’ailleurs, depuis Territet, la baigneuse d’Arthur Schlageter (1883-1963) s’en détourne avec dégoût :

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