Archive pour la catégorie ‘Miscellanées’

Une nouvelle page sur mon site Web consacrée au village de Landresse dans le Doubs. Ce lieu servit de modèle à Louis Pergaud pour écrire son célèbre roman La Guerre des Boutons. Une oeuvre édulcorée, dénaturée, trahie dans les différentes adaptations cinématographiques qui se sont succédées depuis la Guerre des mômes de Jacques Daroy en 1936.

http://www.fdelaitre.com/Landresse.htm

En 1949, Tex Avery présentait dans The House of Tomorrow sa vision de ce que pourrait être la domotique en 2050.

2012 : le Beverly Hills Hotel, le célèbre Pink Palace de Sunset Boulevard à Beverly Hills fête son centenaire.

Nous avons la chance de pouvoir profiter d’un des 23 bungalows disséminés dans le jardin de l’hôtel :

Le 23B en particulier vient d’être récemment refait à neuf et équipé des derniers raffinements de la domotique :

Un écran tactile commande l’ensemble des systèmes, à commencer par la climatisation (la température affichée est en degrés Fahrenheit, heureusement) :

Bien que la température extérieure dépasse les 35°C, un bon feu de bois vous attend… (en fait, c’est un radiateur au propane – je vous donne le truc : l’interrupteur marche/arrêt se situe à gauche de la cheminée, nous avons pas mal cherché avant de trouver le bon bouton 😉 )

Des écrans plats de taille confortable sont placés dans toutes les pièces, mais la technologie ne permet pas encore de synchroniser rigoureusement l’image d’un poste à l’autre :

Continuons avec les trucs et astuces. A la tête du lit on trouve, outre un joli réveil à l’ancienne, un bouton noir sans indication particulière :

Amateur de solutions simples, je pensais que ce bouton servait à allumer la lampe de chevet. Que nenni! Il s’agit en fait du « Panic Button ». Dans les 10 secondes, vous recevez un appel du PC de sécurité de l’hôtel vous demandant si tout se passe bien (je suppose qu’en cas de non-réponse, un commando du SWAT du Los Angeles Police Department investit la chambre dans les 20 secondes 😉 ).

Petit tour dans la salle de bains. Intégré au miroir, un écran TV (« Electronic Mirror« ) vous permet de faire votre toilette sans perdre une miette des Jeux Olympiques à Londres :

En arrière plan, la cabine de douche équipée de pas moins de quatre pommes à douche ! (A titre expérimental, j’ai ouvert les quatre robinets en même temps. Pas une bonne idée : outre que j’ai contribué à l’abaissement du niveau du Mono Lake à 600km de là, j’ai presque failli me noyer 😉 )

Le clou de l’installation reste sans conteste les WC. Outre un siège chauffant et un couvercle qui s’ouvre automatiquement à votre approche (et qui vous flanque une trouille considérable si vous n’êtes pas prévenu), le tableau de commande du WC vous permet de déclencher des jets nettoyants adaptés à toutes les situations :

Il vaut mieux faire quelques essais avant utilisation… les possibilités étant nombreuses et parfois surprenantes :-). Cependant, nous n’atteignons pas encore la complexité des toilettes en gravité zéro dépeintes par Stanley Kubrick dans 2001, Odyssée de l’espace ; avec leur mode d’emploi à rallonge, problématique en cas d’urgence.

Cap au sud par la Highway 1 (officiellement California State Route 1) qui va nous emmener des brumes de San Francisco aux portes de Los Angeles.

Halte au phare de Pidgeon Point. Construit en 1872, il est équipé d’une lentille de Fresnel fabriquée en France…

A cet endroit, la côte Pacifique ressemble étrangement… à la Bretagne.

Au sud de Monterey, en revanche, on se croirait plutôt sur la Grande Corniche 😉

Les Mac Way Rocks et la plage, à une vingtaine de kilomètres au Sud de Big Sur :

Conseil au voyageur : on peut recommander d’effectuer le trajet dans le sens Nord-Sud. Circulant à droite sur la Highway 1, il est plus facile de se garer sur le bas-côté ou à proximité d’un des innombrables vista points qui jalonnent le parcours :

L’étrange site de Point Sur. Au sommet de la colline : un phare (construit en 1887 et équipé lui aussi d’une lentille de Fresnel made in France). Non loin de là s’abîma en mer le 12 février 1935 le USS Macon, soleil couchant des dirigeables de l’US Navy.

Suisse (encore !) : même à 10 000km de l’Europe, la Suisse se rappelle à notre bon souvenir. Non loin de San Luis Obispo, nous nous retrouvons derrière un camping car qui vient de très loin car immatriculé dans :

le Valais (!!!) et qui fait de la publicité pour la vallée du Lötschental. Cette vallée reculée, qui débute non loin du portail sud du tunnel du Lötschberg (BLS) à Goppenstein, est célèbre pour ses masques en bois portés par les Tschäggättä lors du Carnaval.Le Musée du chien Saint-Bernard à Martigny consacra en 2010 une remarquable exposition sur ces masques.

Mais revenons à la Californie. Entre Pismo Beach et Santa Barbara, il ne faut pas manquer de visiter l’extraordinaire Hearst Castle, construit de 1919 à 1947 par le magnat de la presse Willian Randolph Hearst (1863-1951). Hearst servit de modèle à Orson Welles pour le personnage de CharlesFoster Kane dans le film éponyme Citizen Kane. Le château, dont certaines pièces rappellent étrangement le Xanadu de Welles, est un mélange de styles assez surprenant. Hearst acheta dans une Europe exsangue à l’issue de la Première Guerre Mondiale boiseries, plafonds, statues, meubles pour aménager son « palais idéal » :

La piscine de Neptune :

La grande salle-à-manger. Tous les people de l’époque, de Charlie Chaplin à Cary Grant, ainsi que des politiques comme Winston Churchill, eurent les honneurs de la table de Hearst :

Détail amusant : Hearst était d’un naturel pratique (et économe). A table, les convives devaient se contenter de serviettes en papier et se passer la bouteille de Ketchup Heinz ou le pot de moutarde French comme dans un simple diner. 🙂

Après un dîner au toujours excellent Spinnaker à Sausalito, face au San Francisco skyline :

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montée à la Batterie Spencer, un ancien fort dominant la baie pour admirer de nuit l’autre symbole de San Francisco : le Golden Gate Bridge qui fête cette année ses 75 ans :

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Conseil : si vous faites le chemin de nuit, habillez-vous chaudement car le vent en provenance de l’Océan Pacifique est glacial…

Retour en Californie trois ans après notre première expédition. Les B744 d’Air France sont toujours en service sur la liaison Paris-San Francisco, qui nous emmène très haut dans l’hémisphère Nord, traversant Groënland, le Canada pour entrer dans l’espace aérien US par l’état de Washington :

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Cette fois-ci, voyage dans la « bosse » du 747 F-GITD, beaucoup plus intimiste et confortable que le pont inférieur :

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Il semble qu’Air France veuille faire durer ses B744 jusqu’en 2016. Nous les reverrons peut être à notre prochain voyage ? Toujours est-il que cet avion de légende nous amène à bon port après 11h00 de vol, à l’heure pour dîner au Franciscan Restaurant en regardant le coucher du soleil sur l’île d’Alcatraz.

 

Alternance à l’Aquarium du Trocadéro. Le très saisonnier Requin-Noël a cédé la place à un squale tout neuf porteur d’attributs généralement  considérés comme féminins : tenue rose et noeud dans les « cheveux ». La parité est en marche, même chez les sélachimorphes gonflables 😉

Rappelons que l’Aquarium (souterrain) du Trocadéro avait été installé dans une partie des anciennes carrières de Chaillot pour l’Exposition Universelle de 1878. Fermé pour vétusté en 1985, il a rouvert en 2006 sous l’appellation peu pertinente de « Cinéaqua », avant de devenir « Aquarium de Paris ».

Dans le même réseau de carrières sous la colline de Chaillot, on construisit à l’emplacement de l’actuel Conseil Economique et Social l’Exposition Minière, une des curiosités de l’Exposition Universelle de 1900. De joyeux cataphiles, connus sous le nom de « Mexicaine de Perforation », défrayèrent la chronique en 2004 en installant dans les mêmes souterrains une salle de cinéma clandestine.

J’y étais ! Inconditionnel des conférences TED (Technology-Entertainment-Design) disponibles en téléchargement sur le site  www.ted.com et qui m’ont permis de passer agréablement et utilement de longues heures d’attente dans les aéroports du vaste monde (« Due to the late arrival of the aircraft… »), j’ai participé aujourd’hui 28 janvier pour la première fois à  un événement « TEDx » :

Tout l’équipement du « TEDxer » distribué à l’entrée, garanti 100% bonne conscience écologique. Sac personnalisé Westford Mills en coton équitable, cahier de notes sur papier recyclé, stylo « biodégradable », cela se gâte avec le badge métallique avec une empreinte CO2 probablement catastrophique, et le badge nominatif (notez qu’à TEDx – influence US – on s’appelle par son prénom, c’est lui qui est indiqué en gros caractères).

L’assistance, très attentive :

(Photo TEDxConcorde)

En ouverture : l’orchestre symphonique de Stains « Divertimento » sous la direction de Zahia Ziouani, ancienne élève de Sergiu Celibidache :

Et c’est parti pour 4 heures de conférences, entrecoupées d’une pause « Networking » avec un buffet (conséquent) et de drôles de bornes. Quand on pose son badge dessus, un message est automatiquement généré sur son compte personnel Twitter.

Seul problème, si chaque borne envoie un message différent, celui-ci n’est pas personnalisable (!) Amusant, mais sans plus. D’ailleurs, sur le fond, les intervenants de TEDxConcorde 2012 étaient tous très sympathiques mais le discours sur « la Diversité » m’a paru un peu convenu – face à une salle vraiment peu « diverse » : presque exclusivement blanche / 30-40 ans / CSP+. Pas vraiment non plus de présentation »persuasive », « inspiring »,  « jaw dropping »  selon la classification TED.  Il manquait décidément un(e) conférencier(e) avec la passion de Hans Rosling ou de Carolyn Porco, l’émotion de James Nachtwey, le charisme de Benjamin Zander, ou le culot de la neuroanatomiste Jill Bolte-Taylor qui apporta sur la scène de TED 2008 à Monterey à la grande stupeur du public un véritable cerveau humain – complet avec sa moëlle épinière – pour en expliquer le fonctionnement. Dommage.

Prochaine édition : TEDxParis le 6 octobre 2012 à l’Olympia.

J’ai aimé :
– l’accueil : efficace et sympathique,
– le lieu (Espace Pierre Cardin),
– le buffet (miam ;-))
– les petits robots de Bruno Maisonnier (le geek qui sommeille en moi…)

Je n’ai pas aimé :
– le programme des conférences disponible seulement la veille de l’événement, véritable chèque en blanc fait aux organisateurs lors de l’achat du billet,
– l’absence de Wifi sur place (toujours le geek qui sommeille 🙂
– le manque de diversité dans la salle comme dans les idées développées. Rien d’inoubliable.

En ce début d’année bien morose, apéritif dominical avant un déjeûner d’anniversaire à la Closerie des Lilas, 171 Boulevard Montparnasse.

« Et boire allegretto ma non troppo
Du Campari quand Paris est à l’eau »
Lilicub « Voyage en Italie », 1994. 😉

Au dessus du bar, la célèbre toile Closing Time de Jean-Claude Meynard représentant… le bar de la Closerie :

La place d’Ernest Hemingway au comptoir :

Si Hemingway est célèbre pour avoir – paraît-il – libéré le bar de l’hôtel Ritz le 25 août 1944, ce fut surtout un client fidèle de la Closerie vingt ans plus tôt, venant en voisin depuis son domicile de la rue Notre-Dame-des-Champs. La chronique de la Closerie rapport aussi que c’est ici qu’en 1925 F. Scott Fitzgerald fit lire au futur prix Nobel de littérature le manuscrit de Gatsby le Magnifique.

L’entrée de la Closerie des Lilas dans les années 1930.
À droite, la clinique d’accouchement Tarnier à l’entrée de la rue d’Assas.

Le bar de la Closerie au temps d’Hemingway.

 

A l’entrée de l’Aquarium de Paris, jardins du Trocadéro.

Vu sous l’angle opposé, on appréciera la qualité de la réalisation du squale, en particulier la présence des nageoires dorsale et caudale hétérocerque. Seule entorse à la réalité, le tuyau en bas à droite qui sert au (re)gonf lage de la bestiole.

En cette fin d’année,  la presse tous médias confondus se livre à l’exercice de style habituel (ou plutôt le marronnier) : la rétrospective de l’année. On va nous rappeler en images les pires moments de 2011, année terrible s’il en fut, suivis d’un débat entre « experts »  pour nous prédire une année-2012-encore-plus-pire.

A mon tour – il n’y a pas de raison – de vous infliger faire partager MA rétrospective 2011. La mienne se revendique égotique, éclectique et légèrement plus optimiste.

1- Un lieu : la Rotonda de l’Hôtel Palace à Madrid.

La Rotonda et sa célèbre verrière sont le centre nerveux du vénérable Palace Hotel de Madrid. A 12h00, dégustez quelques boccadillos sur la banquette au centre en attendant le déjeûner à l’heure espagnole (jamais pu m’y mettre :-() au minimum trois heures plus tard. On y sert également le petit-déjeûner, les churros sont divins et vous permettront d’attaquer le ventre plein les kilomètres de galeries de la Fondation Thyssen ou du Musée du Prado situés pratiquement en face de l’hôtel.

2- Un objet : les tables de Max Steiner.

Cet ébéniste Zürichois fabrique dans son atelier de la Predigergasse des tables en bois fruitier à l’esthétique très  « Zen », absolument superbes qui donnent envie immédiatement de s’y installer, d’y poser un Mac Book Air ou un Moleskine, et commencer à créer.

Site Web: www.max-steiner.com

3- Tendance 2011 : le retour à l’analogique.

En parlant de carnet Moleskine, 2011 aura été l’année où j’ai généralisé leur emploi à toutes mes activités : notes de réunions, préparation de compte-rendus, TODO-lists, notes de lecture, mindmaps, projets d’articles, recherche de lieux à visiter pendant les vacances, brouillons de posts pour ce Blog, etc. Chaque activité a son carnet dédié. Toujours sybarite, j’éclaire le tout avec une Anglepoise 1227, la célèbre lampe de bureau anglaise conçue en 1934 par George Carwardine devenue emblême des studios Pixar. Pour l’écriture, après pas mal d’essais, je reste fidèle au Pilot G2 et aux crayons de couleur standard Prismalo de Caran d’Ache (souvenirs du Duty-Free du Flughafen Zürich).

Le véritable problème est bien évidemment la « digitalisation » des informations, car je réserve mes « carnets analogiques » exclusivement  à la phase de recherche et de préparation. Vient alors le moment tant redouté de l’écriture elle-même. Ayant souffert pendant des années sous Word de l’angoisse de « l’écran blanc » :-), j’ai trouvé un petit logiciel anti-procrastination simple, gratuit et terriblement efficace : Darkroom.

Darkroom est un éditeur de texte aussi minimaliste que Notepad : caractères verdâtres (ou ambre ou tout autre couleur de votre choix) sur fond noir, on se croirait revenu 30 ans en arrière sur un terminal DEC VT220. En tapant F11, on passe en plein écran : laissant l’auteur en tête à tête avec le texte à travailler. Plus de distractions, d’icones ou de fenêtres ouvertes sur le Web, toujours prétexte à se disperser. A noter qu’en tapant CTRL+ « / », on accède aux statistiques (nombre de signes avec/sans espaces, nombre de mots), bien utile pour calibrer le texte. Moleskine + Darkroom = plus d’excuse pour rater la date de bouclage  de Voie Libre !

Sites Web : Moleskine et Darkroom.

4- Un héros de BD : John Twenty.
Inconnu sur ce versant du Jura, John Twenty (et son chien Edouard) est le compagnon de voyage quotidien de dizaines de milliers de pendulaires Suisses. C’est le héros de la série éponyme qui paraît du lundi au vendredi dans l’édition helvétique de 20 minutes. Totalement bilingue français-allemand (il paraît dans les 2 éditions nationales), évoluant avec aisance dans un univers à la Scoobidoo, peuplé de fantômes, monstres et criminels sanguinaires, John Twenty est journaliste à 20 Minutes/Schweiz et est un petit frère d’Adèle Blanc-Sec de Tardi. Comme elle, il a une capacité incroyable à se faire des tas d’ennemis pour des raisons obscures.

Mais John Twenty a un terrible secret : c’est un héros vénal et stipendié.  La page de 20 Minutes où s’étale ses aventures est payée par un annonceur, ce qui en fait une des rares Publi-BD de la presse quotidienne. Tout l’art – si l’on peut dire – des auteurs de la série (scénario de Marc Hillefeld, dessins de André Sedlaczek)  est de trouver une histoire mettant en valeur les produits proposés chaque semaine par un client différent. Fort heureusement,  les autocaristes low-cost – annonceurs réguliers – offrent de nombreuses possibilités de déplacement pour le héros (voir notamment le magistral « Abenteuer in Salou » ou la vertigineuse mise en abyme de « Die Doppelgangerin« ).

Mention spéciale à la série sponsorisée par Garmin en 2009 : John Twenty voyage dans le temps et retourne à l’époque de Guillaume Tell. Il y réécrit à sa façon l’histoire de la Suisse avec son GPS en emmenant l’infâme bailli Gessler (celui du Hohle Gasse à Küssnacht) se perdre dans un marécage putride.

John Twenty, ou le grand retour du feuilleton XIXe siècle 😉 Du lundi au vendredi sur 20 Minutes Suisse : www.20min.ch

5- Un livre : Pyong-Yang de Guy Delisle.

 

 

Découvert cet automne  Guy Delisle grâce à  son nouveau récit en BD Jérusalem, publié en épisodes dans Le Monde. Par curiosité, j’ai acheté son Pyongyang, plus ancien (2004). Graphiste canadien, Guy Delisle y raconte en images son séjour en Corée du Nord, responsable de l’encadrement d’une équipe d’intervallistes nord-coréens (les « petites mains » des films d’animation) réalisant une série pour une chaîne de télévision française. Surréaliste et glaçant, pour mieux comprendre les scènes d’hystérie qui ont marqué les obsèques de Kim Jong-Il ce mois-ci.

6- Un tableau : le Mont-de-Piété par Santiago Rusiñol y Prats (1861-1931).

Découvert lors de l’exposition « El Modernismo » à la Fondation de l’Hermitage à Lausanne en août 2011 : le Mont de Piété du peintre catalan Rusiñol. Tout laisse penser que la femme en noir, une veuve probablement dans la gêne ou le dénuement, vient gager ses derniers bijoux. Au delà du sujet naturaliste et tristement dans l’air du temps, même si « ma tante » a modernisé ses locaux depuis, cette oeuvre a particulièrement frappé le parisien de naissance et de coeur que je suis par son traitement d’une cour intérieure du vieux Paris. Tout y est : les peintures délavées, les descentes d’eau en zinc, le pavage inégal de la cour, et surtout cette lumière bleue-grise « ciel de Paris » unique.

7- Un modèle réduit (blog ferroviaire oblige…)

Après beaucoup d’hésitation – parmi les finalistes il y avait notamment la très réussie C19 en HOn3 de Blackstone Models – mon modèle de l’année 2011 sera  le chasse-neige Bernina Xrotd 9214 dans la série Metal Collection de Bemo en HOm. Le modèle original est préservé au musée du Blonay-Chamby :

8- Une découverte : les bisses du Valais.
Coup de chapeau à tous les bénévoles des associations valaisannes qui entretiennent les bisses, ces aqueducs qui ont amené pendant des siècles l’eau des glaciers jusqu’aux pâturages montagnards. Avec une mention spéciale à l’association de Sauvegarde du Torrent-Neuf pour son parcours-découverte vertigineux à flanc de montagne.

Bisse sur le sentier de la rampe Sud du BLS
entre Hohtenn et Ausserberg (avril 2011)

9- L’histoire rocambolesque de l’année : le vol de la Mallet et de l’automotrice  BVB du Swiss Vapeur Parc.
Le 18 novembre 2011, le petit monde des ferroviphiles et modélistes voies-étroitistes apprenait avec stupéfaction le vol de deux locomotives du Swiss Vapeur Parc : la Mallet et l’automotrice BDeh 4/4 du Bex-Villars-Bretaye. Les malfaiteurs avaient profité de la fermeture annuelle du parc pour s’introduire dans les remises-dépôt et emporter ces deux machines – pesant quand même à elle deux près de deux tonnes. Immédiatement, les soupçons des lecteurs helvétiques de 24Heures et de la Tribune de Genève se tournèrent vers la délinquance importée de la France voisine – qui a le dos large en ce domaine – ignorant que nos gentils racaillous hexagonaux préfèrent démolir sur place plutôt que de transpirer dans leur Nike en manutentionnant des charges lourdes. 

L’automotrice BVB en circulation au Swiss Vapeur Parc le 13 août 2011

Dénouement en forme de conte de Noël. Le 23 décembre, on apprenait que la police Suisse avait localisé le 12 du même mois les deux machines, la Mallet dans une remise à Bâle, et la BVB dans un hangar près de Lucerne et que les locomotives étaient de retour au Bouveret. Mais dans quel état ! Si la Mallet a été simplement démontée, la BVB a été dépecée sans ménagements, son moteur à essence déposé et ses kidnappeurs avaient commencé à poncer sa carrosserie – peut-être pour la maquiller comme une BMW volée. On ignore encore si la machine est réparable.

La même ramenée le 23 décembre 2011 par les bénévoles au Swiss Vapeur Parc après avoir été
dépecée et poncée par deux arcandiers Lucernois (Photo DR).

La police a interpellé deux citoyens Suisses. A ce jour, on ne sait rien ni sur leur identité, ni sur leurs motivations. Seul indice : on a retrouvé dans le hangar de Lucerne du matériel volé aux CFF. Laissons le mot de la fin à Charles-Henri Coutaz, président du Swiss Vapeur Parc, « ce sont des cinglés ».

Réouverture du Swiss Vapeur Parc le 18 mars 2012.