Archive pour la catégorie ‘Miscellanées’
Vu ce matin à 8h30. Les arbres de Nature Capitale stockés au « Camp de Transit » de l’avenue Foch. Ceux dans le fond sont emballés et prêts à être chargés : « Bons pour Dannemarie ».

Envoyé depuis mon Asusphone
Deuxième jour sur l’évènement. Depuis sa roulotte-PC de commandement près du Grand-Palais, l’organisateur Gad Weil se tient au courant des dernières nouvelles du « front » :

En raison de la chaleur, on arrose les cageots de légumes devant la statue du Général de Gaulle :


Jardin éphémère, demain l’avenue sera rendue à la folie automobile :





Quelques animaux devant le Gaumont Marignan :


Houblon d’Alsace :


Vigne éphémère :

Végétation dense devant le Fouquet’s :

Et oliveraie devant le Claridge :

Shopping fromage Comté / Morbier et « Coeur de Nivernais » chez les Jeunes Agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté, accueil très sympa et de bonnes choses à manger



Retrouvez ces photos et quelques autres en grand format dans ce diaporama (cliquer sur l’image ci-dessous pour y accéder) :
Cliquer sur :
en bas et à droite de la fenêtre pour passer en plein écran (recommandé).
Parisien de naissance, donc génétiquement programmé au niveau de mon ADN pour faire le badaud
, je ne pouvais pas manquer d’aller faire un tour sur les Champs-Elysées voir cette fameuse exposition « Nature Capitale » qui allait nous débarrasser au moins pour 48 heures de la circulation automobile dans ce coin de 8e arrondissement.

Il y avait déjà eu de l’animation avenue Foch toute la semaine passée avec le stockage d’arbres en tous genres entre l’Etoile et l’avenue Raymond Poincaré :



Dans le nuit précédant le jour J, tout avait miraculeusement disparu en direction des Champs. Seuls subsistaient les engins de nettoyage de la Mairie de Paris, soulevant la légendaire poussière des « trottoirs » de l’avenue Foch comme sur une piste de la brousse africaine :
Quelques végétaux avaient été recalés au dernier moment, comme de simples footballeurs de l’équipe de France. Pas de « Nature Capitale » pour eux ! Il est vrai qu’ils étaient plutôt maigrichons et décatis
:
La statue d’Alphand, grand maître des parcs et jardins de la ville de Paris sous Napoléon III, semblait contempler d’un oeil bienveillant les palettes de végétaux entassées à ses pieds :
Plus haut, vers l’Etoile, c’était une foire-expo d’engins de levage et de manutention :
Arrivée en haut des Champs-Elysées, les choses sérieuses commencent. Soleil radieux et foule des grands jours (avec pas mal de provinciaux aussi…
Forêt d’arbres et de têtes :
Au milieu des champs de blé (tendre et dur) :
Grand retour du métier d’homme-sandwich :
Champ de lin à la hauteur de la Pizza Pino :
Décoration végétale de circonstance pour le Monoprix à l’angle de la rue la Boétie :
Foule des grands jours aux terrasses de l’avenue, dont celle du « Deauville » où jadis j’allais prendre un thé après le traditionnel film du week-end sur les Champs :
Et un mauvais point pour la Maison de l’ Alsace qui , bien qu’ayant mis ses chefs de cuisine en grande tenue derrière un stand spécial sur le trottoir, ne trouvait à proposer aux visiteurs que des hot-dogs, des paquets de chips et des sandwichs poulet/jambon ! Quid des spécialités de la belle Alsace ? Knacks, schiffala, foie gras d’oie, sushi de truite des lacs vosgiens, Baeckheoffe à emporter (certes un peu lourd pendant les chaleurs) ?
Au final : une manifestation gentillette et sympathique, à mi-chemin entre une jardinerie le week-end et le Salon de l’Agriculture. Bel exploit logistique également, mais je ne surprendrais pas les habitués de ce Blog en disant que j’ai préféré le Train Capitale de 2003
, même lieu et même organisateur…
Dernière journée à San Francisco, nous décidons de remonter vers le nord, direction Point Reyes à une cinquantaine de kilomètres du Golden Gate Bridge. A Point Reyes Station, plus de trace de la gare du North Pacific Coast RR, à voie de 3 pieds (914mm), ni de la remise à machines où trônait la 4-4-0 #90 du NWP (ex. #15 du NPC) :
Quittant Point Reyes Station, nous empruntons le Sir Francis Drake Boulevard, bien que le terme de « Boulevard » paraisse quelque peu inadapté (dans la Nièvre, on appellerait cela un « Vicinal Ordinaire »), qui nous emmène à travers un paysage de campagne irlandaise – victime de la sécheresse :
…jusqu’à la plage de South Beach, déserte :
…et au phare de Point Reyes, lieu de tournage du film The Fog de John Carpenter (1979).
L’escalier d’accès au phare a été baptisé « stairway to Heaven »
. C’est dans les eaux peu profondes autour de Point Reyes que l’US Navy procédait à des essais en mer des sous-marins réparés à la base de Mare Island.
Lors du tremblement de terre de 1906, toute la péninsule de Point Reyes fut déplacée vers le Nord sur une longueur de 6 mètres. Le phare tint bon, seule sa lentille de Fresnel sortit de ses guides.
Si le Mt Tamalpais RR mérite le qualificatif de chemin de fer le plus tortueux au monde, la partie occidentale de Lombard Street sur Russian Hill, entre Hyde et Leavenworth, serait la route la plus sinueuse des USA. Reconstruite en 1922 pour diminuer sa pente en créant des zigs-zags et de belles plantations d’hortensias, la rue est un must pour les tous les touristes motorisés de passage à San Francisco. À telle enseigne qu’Hertz, Avis et quelques autres loueurs de voitures se devraient de contribuer à l’entretien de la rue, car ce n’est pas moins de 700 000 véhicules qui tentent la descente aux 8 virages annuellement ! Plaignons les riverains.
Côté conduite, ce n’est guère compliqué, surtout quand on a été à la dure école des cols des Grisons : Albulapass, Julierpass, etc.
Vidéo : Goin’Down Lombard Street… Quelques embouteillages lors de notre descente.
http://www.fdelaitre.com/Lombard.flvFlip Video par Catherine Delaitre © 2009
Retour à San Francisco, même si nous n’en avons pas tout à fait fini avec la côte au nord de la ville. Repassant par le front de baie à Sausalito, nous retrouvons le skyline enfin dégagé des brumes habituelles…

Et nous nous plongeons à nouveau dans la circulation Fransciscaine et ses cables-cars. Ici la ligne de California Street dont les voitures, outre leur livrée marron, présentent la particularité d’avoir un poste de conduite à chaque extrémité :


Dîner à une institution de Fisherman’s Wharf : le Franciscan Restaurant, architecture très années 50 (on rêve à une reproduction à l’échelle HO avec des éclairages Viesmann…)

avec fruits de mer et vue sur « The Rock » (Alcatraz) au soleil couchant :

Photos (c) 2009 by Frédéric Delaitre.
Etape à Sacramento, la Urbs Indomita. Avec « seulement » 455 000 habitants, la capitale de l’état de Californie fait presque provinciale. Sacramento possède son Capitole, sur le modèle de celui de Washington DC :

Son Tower-Bridge, sur la Sacramento River :

Et son quartier historique préservé :

La maison de l’omniprésent Leland Stanford qui, non content d’avoir été le propriétaire du Southern Pacific RR, le mécène d’Edward Muybridge et le fondateur de l’Université éponyme à Palo Alto, fut aussi gouverneur de l’état de Californie. Sa maison victorienne au 800 « N » Street à Sacramento est un « State Historic Park » :

Avant de s’appeler Sacramento, la ville était connue sous le nom de son fondateur : Fort Sutter. Dans une Californie encore sous domination espagnole, le suisse John Sutter avait construit ce fort, un outpost qui accueillit des vagues d’immigrants, une construction préservée en plein milieu du Sacramento moderne :

Parmi ces immigrants : la célèbre et tragique Donner Party. C’est de Fort Sutter que partirent en plein hiver les expéditions de secours vers la Sierra Nevada où fut bloquée la caravane Donner pendant le terrible hiver de 1846-1847. Parmi les survivants, une petite fille de 8 ans : Patty Reed. La poupée qu’elle avait précieusement enfouie au fond de sa poche est aujourd’hui conservée au musée de Fort Sutter :


Pour les enfants, un livre à lire : Patty Reed’s Doll de Rachel Laurgaard, l’épopée de la Donner Party racontée par la poupée elle-même. Une leçon de courage et de solidarité qui n’est peut être pas inutile à faire découvrir aux enfants du XXIe siècle.

Et pour les adultes, l’excellent site de Daniel M. Rosen, mis en place pour le 150e anniversaire de la Donner Party en 1996 et qui retrace jour par jour le tragique destin de ce convoi d’immigrants venu chercher fortune en Californie : http://www.donnerpartydiary.com/.
Halte pour la nuit à Bishop (pop. 3575), dans la Owens Valley, à 1264m d’altitude au pied de la Sierra Nevada. Ambiance « Main Street USA » garantie :

Dîner chez Bar-B-Q Bill’s, un authentique « diner ». Bonne tambouille, prix modérés. Evidemment l’ambiance est un peu différente de celle du breakfast au Polo Lounge de Beverly Hills quitté le matin même, mais tout aussi sympathique :



Pas de « diner » sans sa Bud, son Coke, sa bouteille de Tabasco et son distributeur de serviettes en papier…


Sur la Highway 395, entre Mojave et Bishop, le 5 août 2009.
« Terreur dans le rétroviseur », hommage à Duel (1971), premier film d’un jeune réalisateur qui allait faire parler de lui : Steven Spielberg.
A la manière de L.A. Confidential…

(le film de Curtis Hanson, 1997)
Saviez vous que…
- les traditionnels sosies opèrent toujours devant le Kodak Theater, mais sont-ce vraiment des sosies ?


- sur le trottoir en face du Sid Graumann’s Chinese Theater, le gouverneur de l’Etat de Californie a laissé sa signature :

- que le magasin d’où Julia Roberts se fait virer dans Pretty Woman :

existe réellement, il s’agit de « Boulmiche » (sic), à l’angle de Rodeo Drive et de Santa Monica Boulevard,

et que derrière ce portail discret au 420 Carolwood Drive,

un modéliste ferroviaire du nom de Walt Disney avait construit dans le jardin un réseau à l’échelle 1/8e :

Bien évidemment, tout cela Off-the-record, on the QT et very very Hush-Hush
Photos (c) 2009 par Frederic Delaitre et DR.

























